Le grand livre d'histoires de jungle - Sample
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Le grand livre d'histoires de jungle

Table des matières

  • Introduction
  • Chapitre 1 La Grande Idée du Brave Petit Singe
  • Chapitre 2 Le Tigre Qui A Perdu Son Rugissement
  • Chapitre 3 L'Éléphant Qui Apprit à Partager
  • Chapitre 4 Le Cœur Doux du Gorille
  • Chapitre 5 Les Nouvelles Taches du Léopard
  • Chapitre 6 L'Astuce Ingénieuse du Chimpanzé
  • Chapitre 7 L'Aventure de Minuit du Jaguar
  • Chapitre 8 Le Paresseux Qui Fit Une Sieste Rapide
  • Chapitre 9 Le Voyage Sinueux de l'Anaconda
  • Chapitre 10 La Chanson Colorée du Toucan
  • Chapitre 11 Le Message dans le Ciel de l'Ara
  • Chapitre 12 L'Avertissement Brillant de la Grenouille à Flèches Empoisonnées
  • Chapitre 13 L'Orang-outan et la Banane Perdue
  • Chapitre 14 Le Rêve Magique du Tapir
  • Chapitre 15 La Fête à la Piscine du Capybara
  • Chapitre 16 L'Ami Secret du Dauphin de Rivière
  • Chapitre 17 Le Caméléon Qui Ne Pouvait Pas Changer de Couleurs
  • Chapitre 18 Le Festin Nocturne du Kinkajou
  • Chapitre 19 Le Talent Caché de l'Ocelot
  • Chapitre 20 Le Vœu Silencieux du Singe Hurleur
  • Chapitre 21 Le Problème Chatouilleux du Fourmilier
  • Chapitre 22 La Grande Migration du Papillon
  • Chapitre 23 Le Sourire Ensoleillé du Crocodile
  • Chapitre 24 Le Piranha Qui Aimait Jouer
  • Chapitre 25 La Grande Surprise de l'Équipe de la Jungle

Introduction

Au plus profond, au plus profond d'une partie du monde que peu ont jamais vue, se trouve une jungle comme nulle autre. C'est un lieu peint de toutes les nuances de vert que l'on puisse imaginer, du vert tendre et pétillant d'une feuille toute neuve au vert sombre et mystérieux de la mousse qui tapisse les arbres ancestraux. Ce n'est pas simplement une collection de plantes et d'animaux ; c'est un monde vivant, respirant, bourdonnant de secrets et vibrant d'histoires qui n'attendent qu'à être racontées. Imaginez un lieu si vaste et vibrant que le ciel n'est souvent qu'une mosaïque de bleu aperçue à travers un épais plafond de feuillage, une canopée magique qui abrite toutes les créatures vivant en dessous.

En pénétrant dans ce monde, la première chose que l'on remarque peut-être, c'est la lumière. Elle ne brille pas d'un seul grand drap lumineux. Au lieu de cela, elle filtre à travers les feuilles en faisceaux doux et dansants, comme des projecteurs sur une grande scène. Ces rayons de soleil errent sur le sol de la jungle tout au long de la jour, illuminant ici une fleur rose vif, là un scarabée scintillant, puis passant pour révéler un lézard endormi sur une pierre chaude. L'air lui-même est chaud et doux sur la peau, portant le parfum sucré des orchidées en fleurs et l'odeur riche et terreuse du sol humide après une rafraîchissante averse d'après-midi.

Les arbres de cette jungle sont comme de sages grands-parents. Ils sont debout depuis des centaines, peut-être même des milliers d'années, leurs troncs épais et robustes, leurs branches tendues vers le soleil comme des bras accueillants. De grandes lianes ligneuses pendent de ces branches, créant des balançoires et des échelles naturelles pour les résidents plus petits et plus agiles. Les racines de ces arbres géants sont tout aussi impressionnantes, s'étalant comme des doigts noueux, agrippant la terre et offrant des recoins douillets aux minuscules créatures pour y faire leur demeure. Tout est connecté dans ce magnifique royaume vert.

Et puis il y a le son. Si l'on écoute attentivement, on réalise que la jungle n'est jamais vraiment silencieuse. Elle a sa propre musique, une symphonie qui joue jour et nuit. Le jour, c'est un air joyeux rempli du bavardage des singes, des cris de perroquets colorés et des chants mélodieux de mille oiseaux différents. Le tout superposé à un bourdonnement constant et doux d'innombrables insectes vaquant à leurs occupations. C'est un son heureux, affairé, le son d'un monde bien éveillé et plein d'énergie, un lieu où quelque chose de nouveau et d'excitant se passe toujours juste au coin du bois.

C'est un monde où les histoires poussent aussi librement que les lianes emmêlées. Chaque bruissement dans le sous-bois, chaque ride à la surface du fleuve sinueux, chaque ombre qui vacille au crépuscule recèle le début d'un nouveau conte. Les animaux qui y vivent sont les personnages de ces histoires, et quel magnifique casting ! Ils viennent de toutes formes et tailles, du plus petit des colibris, dont les ailes battent si vite qu'elles deviennent un flou, au plus puissant des éléphants, dont les pas doux peuvent faire trembler le sol lui-même. Ils sont une communauté d'amis, une véritable équipe de la jungle.

Serpentant au cœur même de ce grand monde vert coule un large fleuve scintillant. Son eau est fraîche et claire, dévalant sur des pierres grises et lisses dans les bas-fonds et s'écoulant profond et lent dans les parties plus larges. Ce fleuve est la force vitale de la jungle, un lieu où tous viennent boire, se rafraîchir par une chaude journée, ou simplement regarder le monde passer. Il reflète le ciel au-dessus, passant du bleu éclatant à l'orange flamboyant et au violet doux alors que le soleil accomplit son voyage quotidien d'un côté de la jungle à l'autre.

La vie le long des rives fourmille toujours d'activité. Le matin, on peut voir une famille de capybaras pataugeant joyeusement dans les bas-fonds, leurs petits couinant de plaisir. Un crocodile patient pourrait bronzer sur une rive sablonneuse, ressemblant trait pour trait à une bûche bosselée jusqu'à ce qu'il cligne d'un œil paresseux. Des papillons aux couleurs vives dansent dans l'air au-dessus de l'eau, leurs ailes comme de minuscules morceaux de vitrail, et des oiseaux à longues pattes marchent délicatement dans la boue, cherchant leur petit-déjeuner. Le fleuve est un lieu de rencontre, une source de vie et d'histoires sans fin.

Les animaux de cette jungle, les héros de nos contes, forment un groupe merveilleusement divers. Certains sont couverts de fourrure lisse, d'autres de plumes vives, et d'autres encore d'écailles brillantes et bigarrées. Certains ont de longues queues balayeuses, tandis que d'autres n'en ont pas du tout. Certains peuvent grimper aux plus hautes branches avec une grâce sans effort, tandis que d'autres préfèrent rester sur le sol ferme, et d'autres encore sont plus à l'aise dans les eaux fraîches et revigorantes du fleuve. Chacun est unique, avec ses propres talents, ses propres excentricités drôles, et son propre rôle important à jouer dans la vie de la jungle.

Vous allez bientôt rencontrer un singe plein d'idées courageuses et un puissant tigre face à un problème plutôt inhabituel. Vous ferez la connaissance d'un énorme éléphant au cœur encore plus grand et d'un gorille doux qui prouve qu'être fort ne veut pas dire qu'on ne peut pas être gentil. Il y a un léopard qui s'inquiète de son apparence et un chimpanzé connu pour sa ruse. Chacun a une histoire à raconter, une leçon apprise, ou une aventure sur le point de commencer. Ce ne sont pas de simples animaux ; ce sont des amis, des voisins, et des membres d'une équipe très spéciale.

Ils vivent ensemble dans ce monde vert incroyable, et bien qu'ils soient tous très différents, ils ont appris à vivre en harmonie. Ils comprennent que chaque créature, peu importe sa taille, a de la valeur. Une minuscule grenouille peut avoir les conseils les plus sages, et un paresseux lent peut voir des choses que tous les autres, dans leur hâte, ont manquées. Ils s'entraident, partagent leur nourriture, et célèbrent les succès des uns et des autres. Bien sûr, ils ont leurs désaccords et leurs problèmes, comme tout le monde, mais ils trouvent toujours un moyen de les résoudre ensemble.

Cet esprit de solidarité est ce qui rend leur foyer si spécial. C'est la compréhension que faire partie d'une équipe, d'une communauté, rend la vie meilleure pour tous. Ils savent qu'une seule brindille se casse facilement, mais qu'un fagot de brindilles est solide. Dans les chapitres qui suivent, vous verrez cet esprit en action maintes et maintes fois. Vous lirez des histoires sur la façon dont ils combinent leurs forces différentes pour surmonter les défis, comment ils apprennent des erreurs des autres, et comment leurs amitiés font de leur incroyable foyer de jungle un lieu encore plus merveilleux où vivre.

Imaginons une toute nouvelle journée qui commence dans la jungle. Le premier signe que l'aube arrive est une douce lumière grise qui commence à se faufiler à travers les feuilles. Puis, là-haut dans la canopée, un seul oiseau laisse échapper un gazouillis hésitant, comme pour demander : « Est-ce l'heure ? » Bientôt, un autre oiseau répond, puis un autre, et encore un autre, jusqu'à ce que toute la jungle soit remplie d'un glorieux chœur de l'aube. C'est la façon dont la jungle dit bonjour au monde, un magnifique réveil naturel qui réveille tout le monde de la manière la plus douce possible.

Alors que le soleil monte plus haut, ses rayons chauds commencent à percer la canopée, et la jungle s'éveille vraiment. Une troupe de singes hurleurs, les résidents les plus bruyants du quartier, entame leurs appels matinaux, un son retentissant qu'on peut entendre à des kilomètres à la ronde. C'est leur façon de faire savoir à tous où ils sont. D'autres singes, plus petits, commencent à bavarder et à jouer, se balançant de liane en liane avec une habileté à couper le souffle, leurs doigts agiles et leurs queues préhensiles faisant des hautes branches leur terrain de jeu personnel. L'air se remplit d'énergie et de la promesse d'une nouvelle journée d'aventure.

Là-bas, sur le sol de la jungle, le monde s'agite aussi. Des files de fourmis coupeuses de feuilles affairées marchent le long de leurs sentiers bien battus, chacune portant un morceau de feuille bien plus grand qu'elle, comme une minuscule voile verte. Un toucan coloré, avec son énorme bec arc-en-ciel, se pose sur une branche pour savourer un petit-déjeuner de fruits doux et juteux. Un tapir timide, avec son drôle de groin flexible, fouille le sous-bois à la recherche de feuilles et de pousses savoureuses. Les affaires de la journée ont commencé, et chaque créature a son rôle à jouer dans la danse complexe de la vie de la jungle.

À l'approche de midi, un silence tombe souvent sur la jungle. Le soleil est maintenant à son point le plus haut dans le ciel, et sa chaleur peut être assez intense. L'air devient lourd et immobile, et la joyeuse symphonie matinale des sons s'adoucit en un bourdonnement bas et somnolent, principalement des cigales qui semblent apprécier la chaleur. C'est l'heure de la sieste, un repos tranquille à l'ombre pour économiser de l'énergie pour les heures plus fraîches de la fin d'après-midi et du soir. C'est un moment pour faire la sieste, pour digérer un bon repas, et pour une contemplation silencieuse.

Pendant cette période d'après-midi paresseuse, on pourrait apercevoir un jaguar étendu sur une épaisse branche ombragée, son magnifique pelage tacheté le rendant presque invisible contre les feuilles tachetées de lumière. Sa queue pourrait tressaillir occasionnellement dans un rêve, mais sinon, c'est l'image même de la détente paisible. Dans un terrier douillet, une famille de tatous pourrait être blottie ensemble, profondément endormie. Même le fleuve semble couler plus lentement dans la chaleur de midi. La jungle prend une grande respiration collective, faisant une pause pour se reposer et se recharger avant que les activités du soir ne commencent.

Mais même en ce temps calme, la jungle est loin d'être ennuyeuse. Si l'on regarde de près, on peut encore voir des signes de vie partout. Un morpho, avec des ailes d'un bleu iridescent impossible, voltige silencieusement à travers un rayon de soleil, un éclair de pure magie contre le vert. Une colonne de fourmis legionnaires pourrait être en mouvement, un vaste fleuve vivant d'insectes traversant le sol de la jungle, faisant fuir toutes les petites créatures sur leur passage. Le calme de l'après-midi est une autre forme de vie, une paix subtile et vigilante tout aussi fascinante que l'énergie bruyante du matin.

Alors que le soleil commence à décliner vers l'horizon, la magie de la jungle change une fois encore de forme. La chaleur féroce de la journée s'atténue, remplacée par une douceur tempérée agréable. La lumière s'adoucit, passant du jaune vif à un orange doré chaud, et les ombres des arbres s'allongent et s'étirent, comme des géants sombres et silencieux. C'est l'heure dorée, un moment d'une beauté à couper le souffle, où la jungle semble briller de l'intérieur. Beaucoup des animaux diurnes commencent à sortir de leurs siestes, prêts pour un dernier repas avant de se préparer pour la nuit.

C'est aussi le moment où les autres résidents de la jungle, les créatures de la nuit, commencent à se réveiller. Alors que les oiseaux du jour chantent leurs derniers chants du soir et trouvent une branche sûre pour se percher, on pourrait entendre un nouveau son — le hululement doux et profond d'un hibou. Les yeux d'un kinkajou, un ours à miel friand de nectar sucré, pourraient apparaître au creux d'un arbre. L'air commence à se rafraîchir, et un nouveau jeu d'odeurs emplit l'air, le parfum lourd des fleurs nocturnes qui n'ouvrent leurs pétales qu'après le coucher du soleil.

Quand la nuit tombe enfin, elle est complète et absolue, une épaisse couverture de velours qui recouvre tout. Mais la jungle n'est pas endormie ; elle a simplement changé d'équipe. Maintenant, la lune et les étoiles sont les seules sources de lumière, leur lueur argentée créant un tout nouveau monde de formes mystérieuses et d'ombres dansantes. La symphonie de la jungle change de ton, le gazouillis joyeux des oiseaux remplacé par un chœur de grenouilles coassantes, de grillons stridulants et des cris étranges des animaux nocturnes. Pour ceux qui sont éveillés pour le voir, la jungle la nuit est un lieu d'émerveillement et d'enchantement.

C'est le moment parfait pour une histoire du soir, quand le monde dehors est calme et sombre, et que vous êtes bien au chaud dans votre lit. C'est à ce moment-là que nous pouvons voyager dans nos imaginations vers cette jungle lointaine et écouter les contes de ses habitants étonnants. Les histoires que vous allez lire sont remplies du genre d'aventures qui se passent dans ce lieu magique. Ce sont des histoires de découverte, d'amitié, et d'apprentissage pour devenir la meilleure version de soi-même, que l'on soit un singe, un éléphant, ou une minuscule grenouille dendrobate.

Dans ces pages, vous voyagerez aux côtés d'un jaguar dans une quête palpitante de minuit et regarderez un paresseux très lent tenter quelque chose de surprenamment rapide. Vous suivrez un anaconda dans un long voyage sinueux et écouterez un toucan essayer de créer la chanson la plus colorée que la jungle ait jamais entendue. Chaque histoire offre une petite fenêtre sur la vie de l'une de ces créatures remarquables, vous montrant le monde depuis leur point de vue unique. Vous verrez les défis auxquels ils font face et vous réjouirez avec eux quand ils réussissent.

Vous lirez l'histoire d'un ara qui a un message très important à délivrer et d'un orang-outan qui a perdu sa friandise préférée. Vous partagerez le rêve magique d'un tapir et serez invité à la spectaculaire pool party d'un capybara. Vous découvrirez même l'ami secret d'un mystérieux dauphin de rivière. Ce sont des histoires sur les petits moments et les grandes aventures qui composent la vie dans la jungle, remplies d'humour doux, d'un peu d'excitation, et de beaucoup de cœur. Ce sont des contes de communauté et de courage, de ruses intelligentes et de vœux silencieux.

Les amis que vous vous ferez dans ce livre ne sont pas si différents de vous. Ils peuvent avoir de la fourrure, des plumes, ou des écailles, mais ils ont aussi des sentiments, des espoirs, et des soucis. Ils ont peur parfois, et ils font des erreurs. Ils doivent apprendre à partager, à être braves, et à s'accepter eux-mêmes et les autres pour ce qu'ils sont. Un caméléon, par exemple, a un problème très particulier pour un caméléon — il lui est impossible de changer de couleurs ! Et un grand singe hurleur fort, connu pour sa voix puissante, a secrètement un vœu très tranquille.

Vous verrez comment un fourmilier gère un problème particulièrement chatouilleux et comment un crocodile apprend à partager son sourire ensoleillé. Vous rencontrerez même un piranha qui, contrairement à ce que l'on pourrait croire, s'intéresse bien plus à jouer qu'à autre chose. Chacun de ces personnages a quelque chose de spécial à nous apprendre sur le monde et sur nous-mêmes. Ils nous montrent que chacun a un talent caché, que même la plus petite créature peut entreprendre une grande migration, et que parfois les plus grandes surprises viennent dans les paquets les plus inattendus.

Ces contes sont faits pour être lus quand vous vous préparez à dormir, pour vous aider à vous détendre après une journée bien remplie. Ils sont assez excitants pour vous captiver mais assez doux pour vous mener paisiblement vers le pays des rêves. Il n'y a pas de vrais monstres effrayants ni de situations terrifiantes ici, seulement les défis quotidiens de la jungle, que nos amis animaux parviennent toujours à résoudre en travaillant ensemble et en utilisant leur intelligence. Ce sont des histoires conçues pour vous laisser une sensation chaude et heureuse, prêt pour une nuit de doux rêves.

Considérez ce livre comme votre propre passerelle personnelle vers ce monde vert magique. À chaque page que vous tournez, vous pouvez vous imaginer là-bas, assis tranquillement sur une souche moussue, écoutant l'histoire se dérouler. Vous pouvez presque sentir l'air chaud de la jungle, entendre l'appel lointain d'un ara, et sentir le parfum suave des fleurs au clair de lune. Chaque chapitre est une nouvelle aventure, un nouvel ami à rencontrer, et un nouveau coin de la magnifique jungle à explorer. C'est un voyage que vous pouvez faire chaque soir, directement depuis le confort de votre propre lit douillet.

Le monde de l'équipe de la jungle est un monde où tout est possible. C'est un monde où les animaux peuvent parler et partager leurs sentiments, où les problèmes peuvent être résolus avec un peu de réflexion intelligente et beaucoup de gentillesse, et où l'amitié est la magie la plus puissante de toutes. C'est un rappel que même si nous avons tous l'air différents à l'extérieur, nous sommes tous connectés et que nous sommes tous plus forts quand nous nous entraidons. C'est un monde plein de rires, d'apprentissage, et d'amour.

Alors, gonflez votre oreiller et tirez votre couverture bien jusqu'au menton. Fermez les yeux et prenez une grande respiration. L'entendez-vous ? C'est le son de la jungle qui vous appelle. C'est le doux bruissement des feuilles dans la brise, le coassement doux d'une rainette, le hululement lointain d'un hibou. Ce sont les sons qui seront la musique de fond de nos histoires. Ce sont la berceuse de la jungle, une chanson apaisante pour vous emporter vers le sommeil. La scène est plantée, la lune se lève, et les animaux sont prêts.

Êtes-vous prêt à les rencontrer ? Êtes-vous prêt à entendre leurs histoires ? Laissons notre propre monde affairé derrière nous pour un petit moment et pénétrons dans le cœur émeraude de la jungle. Balançons-nous dans les arbres avec les singes, nageons dans le fleuve frais avec les dauphins, et écoutons la chanson colorée du toucan. Un monde entier d'émerveillement et d'aventure vous attend dans les pages de ce livre. La première histoire va commencer. Que la magie de la jungle remplisse vos rêves.


CHAPITRE UN : La Grande Idée du Petit Singe Courageux

Tout là-haut, dans le feuillage dense de la jungle, où les branches des arbres ancestraux se tissaient en une épaisse couverture verte, vivait un petit singe nommé Miko. Il était plus petit que les autres singes de sa troupe, avec une touffe de poils sur la tête qui semblait toujours pointer dans trois directions différentes à la fois. Tandis que les autres jeunes singes passaient leurs journées à se chamailler et à voir qui pouvait pousser le cri le plus fort, on trouvait souvent Miko assis tranquillement sur une branche, ses yeux vifs et curieux observant le monde défiler.

L'esprit de Miko bouillonnait sans cesse de questions et d'idées. Il se demandait pourquoi les paresseux bougeaient si lentement et s'ils avaient jamais le vertige en étant suspendus la tête en bas. Il se demandait si les dauphins de rivière connaissaient des secrets sur le monde sous l'eau. Mais par-dessus tout, il s'interrogeait sur des choses que les autres singes avaient depuis longtemps décidées impossibles. Il voyait le monde non pas pour ce qu'il était, mais pour ce qu'il pouvait être, un puzzle géant et excitant qui n'attendait qu'à être résolu.

Son perchoir préféré était tout en haut d'un fromager géant, d'où il pouvait voir presque toute la jungle s'étaler sous lui comme un vaste tapis bosselé. Il apercevait la rivière scintillante serpenter à travers le vert, les sommets brumeux des montagnes lointaines, et les éclats colorés des aras volant par paires. C'est depuis cet endroit que Miko passait la plupart de son temps à réfléchir, et c'est là qu'il devint fasciné par le Grand Mangier.

Le Grand Mangier était une légende dans la communauté des singes. Il se tenait tout seul au bord même d'une haute falaise, surplombant un ravin profond et brumeux. Ce n'était pas l'arbre le plus grand ni le plus vieux, mais il produisait les plus spectaculaires mangues que quiconque ait jamais vues. Ce n'étaient pas de simples mangues ; elles étaient énormes et dodues, avec une peau qui rougissait aux couleurs du coucher de soleil — rouge flamboyant, orange glorieux, et un magnifique jaune ensoleillé.

L'odeur de ces mangues, quand le vent soufflait dans la bonne direction, était un parfum sucré et alléchant qui pouvait faire saliver un singe à un kilomètre à la ronde. Les vieux singes racontaient l'histoire de cette fois, il y a très, très longtemps, où un ancêtre courageux avait réussi à chaparder un unique fruit. Ils disaient que son jus était doux comme un rayon de miel et sa chair tendre comme un nuage. Mais c'était il y a bien longtemps.

Le problème était l'emplacement de l'arbre. Les branches qui portaient les précieux fruits s'étendaient au-dessus du vide du ravin. Elles étaient trop fines et trop élastiques pour supporter le poids d'un singe même de taille moyenne. Essayer de grimper dessus aurait été insensé, un voyage sans retour vers le fond brumeux de la falaise. L'espace entre la falaise principale et l'arbre était juste un peu trop large pour être franchi d'un saut en toute sécurité.

Pendant des années, les singes de la troupe s'étaient contentés de fixer le Grand Mangier avec des soupirs de convoitise. Les anciens l'avaient déclaré impossible. « Certaines choses sont belles à regarder, mais pas à toucher, » disait le singe le plus âgé, Bopo, en secouant sa tête grise avec sagesse. « Le Grand Mangier est un festin pour les yeux, pas pour le ventre. » Les autres singes acquiesçaient et repartaient chercher des bananes et des figues moins excitantes, mais bien plus sûres.

Mais Miko n'était pas d'accord. Chaque jour, il grimpait jusqu'à son perchoir élevé et étudiait l'arbre, la falaise et le ravin. Il ne voyait pas un problème impossible ; il voyait un défi. Il observait comment les longues et épaisses lianes qui pendaient des arbres plus hauts de leur côté de la falaise se balançaient dans la brise de l'après-midi. Elles ressemblaient à de longues cordes vertes, allant et venant, dans un lent rythme régulier.

Il remarqua comme une forte rafale de vent pouvait les faire osciller loin au-dessus du ravin. Il vit comme les perroquets volaient sans effort de la falaise à l'arbre, leurs ailes puissantes les portant au-dessus du vide avec aisance. Miko savait qu'il n'avait pas d'ailes, mais en observant les lianes qui se balançaient, son esprit bouillonnant eut la première étincelle d'une idée vraiment grande. Une idée si grande et si audacieuse qu'elle lui fit frémir les moustaches.

Un soir, alors que la troupe se rassemblait pour se installer pour la nuit, Miko décida de partager son plan. Il grimpa sur une grande branche plate au centre du groupe, prit une grande respiration, et annonça : « Je sais comment nous pouvons attraper les mangues du Grand Mangier ! » Un silence tomba sur les singes bavards. Tous les regards se tournèrent vers le petit Miko. Bopo, le vieux chef, leva un sourcil sceptique.

« Nous allons construire un pont ! » dit Miko, la voix emplie d'enthousiasme. « Un pont suspendu fait de lianes ! Nous pouvons attacher une extrémité à cet arbre ici, et puis nous pouvons faire balancer l'autre extrémité à travers le ravin et l'accrocher à une branche solide du mangier. Nous pouvons construire un pont sur lequel marcher ! »

Pendant un instant, ce fut le silence total. Puis, un murmure de rires commença à se propager dans la troupe. Les autres jeunes singes se mirent à glousser et à rire. « Un pont dans le ciel ? » ricana l'un d'eux. « Miko, tu as mangé des baies fermentées ! » en taquina un autre, se balançant par la queue. « Tu es trop petit pour tirer une liane, petit ! » dit un autre, pas méchamment, mais en tapotant la tête de Miko avec dédain.

Bopo les fit taire d'un geste de la main, mais son expression n'était pas plus encourageante. « Miko, » dit-il d'une voix douce mais ferme. « C'est une pensée ingénieuse. Une idée très imaginative. Mais ce n'est qu'un rêve. Les lianes sont trop lourdes, le ravin est trop large, et le plan est trop dangereux. Nous devons accepter que les mangues sont hors de notre portée. Maintenant, il est l'heure de dormir. »

Les épaules de Miko s'affaissèrent. Sa grande idée, qui avait semblé si brillante et lumineuse dans son esprit, avait été tournée en dérision. Il ressentit une pointe de déception en regardant les autres singes trouver leurs places pour la nuit, riant encore de son « pont du ciel. » Il remonta lentement vers son petit recoin, le cœur aussi lourd qu'une des lianes dont il avait été si excité. Il resta là longtemps, regardant la lune se lever sur la jungle.

Il aurait pu abandonner. Il aurait pu décider que les singes plus âgés et plus sages avaient raison et que son idée était ridicule. Il aurait pu fermer les yeux et essayer d'oublier les mangues aux couleurs du coucher de soleil. Mais Miko n'était pas seulement un singe avec de grandes idées ; c'était aussi un singe très courageux. Et son courage n'avait rien à voir avec la taille ou la force. C'était croire en son idée, même quand personne d'autre n'y croyait.

Alors que la nuit de la jungle s'animait du chant des grillons et du hululement doux d'un hibou, Miko prit une décision. Si personne ne voulait l'aider, il essaierait de construire le pont lui-même. Il savait qu'il ne pourrait pas le faire tout seul, pas vraiment. Il n'était pas assez fort pour manipuler les grosses lianes. Mais peut-être n'avait-il pas besoin de toute la troupe. Peut-être avait-il juste besoin d'un ami. Ou deux.

Le lendemain matin, pendant que la plupart de la troupe bâillait et s'étirait encore, Miko s'esquiva. Il ne se dirigeait pas vers le Grand Mangier. Au lieu de cela, il s'enfonça plus profondément dans la jungle, vers une partie de la forêt où la canopée était si épaisse que la lumière du soleil touchait à peine le sol. Il cherchait Bongo, un jeune gorille qui vivait avec sa famille au sol de la forêt.

Bongo était d'une force immense, mais il était aussi connu pour être très doux et bon auditeur. Miko le trouva en train d'essayer patiemment d'apprendre à un bébé gorille à tambouriner sur sa poitrine. Miko attendit que la leçon soit finie, puis s'approcha nerveusement. Il expliqua son plan dans son intégralité, des lianes qui se balancent aux mangues du coucher de soleil, s'attendant à ce que Bongo rie comme les autres singes l'avaient fait.

Mais Bongo ne rit pas. Il écouta attentivement, ses grands yeux pensifs fixés sur Miko. Quand Miko eut fini, le jeune gorille se gratta la tête. « Un pont de lianes, » gronda-t-il, sa voix profonde comme un tonnerre lointain. « Ça a l'air... difficile. » Le visage de Miko s'assombrit, mais Bongo continua. « Mais ça a aussi l'air très astucieux. Et j'adore les mangues. Je t'aiderai, petit ami. Mes bras sont forts. »

Miko ressentit un énorme élan d'espoir. Un ami croyait en lui ! Maintenant, il leur fallait quelqu'un qui puisse travailler haut dans les arbres et gérer les parties délicates. Miko pensa immédiatement à Zazu, un ara macao connu pour son bec habile et son amour des énigmes. Zazu pouvait défaire les nœuds les plus difficiles dans les lianes avec son bec et était assez agile pour voler n'importe où.

Ils trouvèrent Zazu en train de lisser ses magnifiques plumes rouges, jaunes et bleues sur une branche surplombant la rivière. Elle écouta le plan de Miko avec un vif inclinaison de la tête. Quand il eut terminé, elle lança un cri d'excitation perçant. « Un pont ! Bien sûr ! Pourquoi personne n'y a pensé avant ? C'est génial ! Je peux vous aider à faire les nœuds ! Ça va être trop amusant ! »

Et ainsi, l'équipe était formée. Miko le penseur, Bongo la force, et Zazu l'experte des airs. Pendant les jours qui suivirent, les trois amis travaillèrent en secret. Zazu fit des allers-retours au-dessus du ravin, étudiant les branches du Grand Mangier pour trouver la plus solide et la mieux placée pour ancrer leur pont. Elle choisit une branche épaisse et robuste qui se fourchait parfaitement, créant un crochet naturel.

Pendant ce temps, Miko et Bongo cherchaient les lianes parfaites. Ils en avaient besoin de très longues, très solides, et juste un peu élastiques. Bongo les testait en tirant dessus de toutes ses forces. Si une liane cassait ou semblait faible, ils la rejetaient. Ils sélectionnèrent finalement deux énormes lianes, plus épaisses que le corps de Miko, et les traînèrent jusqu'au bord de la falaise.

La première partie du plan était la plus difficile. Ils devaient faire passer une extrémité de la première liane à travers le ravin. Bongo, avec sa force puissante, enroula la longue liane comme un ressort géant. Miko désigna la branche que Zazu avait choisie. « Il faut la lancer juste là, Bongo ! » gazouilla-t-il, sautillant sur place d'une énergie nerveuse. Bongo hocha la tête, recula de quelques pas, et projeta la liane avec un grand grondement.

L'extrémité de la liane fendit l'air, un long serpent vert volant au-dessus du vide brumeux. Elle fila droit et vrai, droit vers la branche cible. Mais juste au moment où elle allait l'atteindre, une rafale de vent soudaine la prit et la repoussa vers le bas. Elle manqua la branche de quelques centimètres, retombant mollement pour pendre bien plus bas. Miko gémit de déception, mais Zazu était déjà en train de s'envoler.

« Ne vous inquiétez pas ! Je la récupère ! » cria-t-elle. Elle piqua, saisit l'extrémité de la liane pendante dans son bec solide, et d'un puissant coup d'ailes, elle remonta. Il lui fallut toute sa force, mais elle parvint à soulever la lourde liane et à l'enrouler solidement autour de la branche fourchue. Puis elle utilisa son bec et ses pattes pour la tendre et faire un nœud spécial, anti-dérapant, qu'elle avait inventé elle-même.

La première corde du pont était en place ! Maintenant la seconde. Ils répétèrent le processus, et bientôt ils eurent deux longues lianes traversant le large ravin, comme les deux lignes du haut d'une feuille de papier géante. Bongo les tira le plus fort possible de leur côté et les enroula autour du tronc d'un immense bois de fer, les sécurisant avec des nœuds que Miko l'aida à concevoir.

Mais ce n'était pas encore un pont ; c'étaient juste deux fils tendus. Maintenant, il leur fallait ajouter les morceaux pour marcher. Miko et Zazu travaillèrent ensemble, volant et grimpant d'un côté à l'autre avec des lianes plus courtes et plus fines. Zazu portait une extrémité, Miko l'attrapait, et ensemble ils les tissaient entre les deux lianes principales, créant une sorte d'échelle couchée sur le côté. C'était un travail lent et patient.

Bongo aidait en passant les fournitures et en faisant le guet. Quelques fois, certains des autres singes de la troupe de Miko s'approchèrent, et Bongo s'assit alors tranquillement devant leur projet, feignant d'être très intéressé par les insectes sur son bras, cachant efficacement leur travail. Le secret du pont du ciel était sauf.

Finalement, après trois longues journées de travail acharné, c'était fini. Un long pont de lianes, branlant mais étonnamment solide, s'étendait du bord de la falaise jusqu'au Grand Mangier. Il se balançait doucement dans la brise, un témoignage de leur travail d'équipe et de la grande idée de Miko. Les trois amis reculèrent pour admirer leur création, le cœur rempli de fierté.

« Maintenant vient la partie la plus effrayante, » dit Miko, sa voix un peu plus basse que d'habitude. « Quelqu'un doit être le premier à traverser. » Bongo était trop lourd pour le pont, et Zazu pouvait juste voler. Tous les regards se tournèrent vers Miko. C'était son idée, après tout. Il regarda le pont oscillant et le vide brumeux en bas, et pour la première fois, il sentit un frémissement de peur dans son ventre.

Bongo posa une grande main douce sur la petite épaule de Miko. « Tu peux le faire, petit ami, » gronda le gorille avec réconfort. « Le pont est solide. Nous l'avons construit ensemble. » Zazu se posa sur la branche à côté de lui. « Je volerai juste à côté de toi, » gazouilla-t-elle. « Si tu as peur, regarde-moi, pas en bas. »

Prenant une grande respiration, Miko hocha la tête. Il posa ses mains et ses pieds sur le pont de lianes. C'était étrange et instable sous lui, gigotant à chacun de ses mouvements. Il se concentra pour avancer une main après l'autre, un pied après l'autre, comme Zazu le lui avait dit. Il ne regarda pas en bas. Il regarda droit devant lui, vers les belles mangues aux couleurs du coucher de soleil qui l'attendaient.

La traversée lui sembla durer une éternité. Le vento sifflait à ses oreilles, et le pont se balançait dans un doux rythme de berceuse. Zazu volait à ses côtés, l'encourageant par ses cris. « Tu fais très bien ! Tu es à mi-chemin ! Regarde ces mangues, elles sont encore plus grosses de près ! » Sa voix joyeuse tenait sa peur à distance et ses yeux fixés sur le but.

Finalement, sa main toucha non pas une liane, mais l'écorce rugueuse et solide d'une branche. Il avait réussi ! Il grimpa dans la sécurité du Grand Mangier et poussa un cri de triomphe qui résonna à travers le ravin. Les mangues étaient encore plus glorieuses qu'il ne l'avait imaginé. Elles étaient parfaites. Il en détacha une de sa tige, le jus sucré et collant enduisant instantanément ses doigts.

Il en croqua un gros morceau. C'était la chose la plus délicieuse qu'il ait jamais goûtée. C'était comme manger du soleil et du miel en même temps. Mais il n'oublia pas ses amis. Il cueillit soigneusement mangue après mangue, les lançant doucement vers le bord de la falaise, où Bongo les attrapait avec ses grandes mains douces. Bientôt, une grande pile de ces beaux fruits trônait au sommet de la falaise.

La nouvelle de cet exploit incroyable se propagea comme une traînée de poudre dans la troupe de Miko. Un des jeunes singes, qui s'était caché dans les buissons et avait tout vu, courut vers l'arbre de la communauté en criant sur Miko et un pont magique. Bientôt, toute la troupe, menée par un Bopo stupéfait, s'était rassemblée au bord du ravin.

Ils fixèrent avec une incrédulité totale le spectacle devant eux. Là était Miko, le petit singe à l'idée folle, standing fièrement dans les branches de l'arbre « impossible ». Là était l'incroyable pont de lianes, se balançant dans la brise. Et là, sur le sol, était une pile des plus belles mangues qu'ils aient jamais vues. Il n'y avait plus de rires. Seulement un silence stupéfait et de grands yeux écarquillés.

Miko, les bras chargés de mangues, refit prudemment le chemin en sens inverse sur le pont. Cette fois, il n'avait pas peur du tout. Il se sentait aussi brave et aussi grand que le singe le plus fort de la troupe. Quand il atteignit son côté, les autres singes se précipitèrent, gazouillant d'excitation et d'admiration. Bopo, le vieux chef, s'avança et regarda Miko, puis le pont, puis de nouveau Miko.

Il posa une main sur la tête de Miko, de la même façon que l'autre singe l'avait fait, mais cette fois ce n'était pas dédaigneux. C'était un geste de profond respect. « J'avais tort, petit, » dit Bopo, sa voix pleine d'admiration. « Ton idée n'était pas folle. Elle était brillante. Tu nous as montré que la taille d'un singe ne détermine pas la taille de son courage ni de son intelligence. Tu nous as tous nourris aujourd'hui. »

Ce soir-là, toute la troupe partagea le plus merveilleux festin de mangues qu'ils aient jamais connu. Le jus sucré coula le long de leurs mentons tandis qu'ils mangeaient, emplissant l'air de bruits de succion heureux et de soupirs de contentement. Ils étaient tous d'accord pour dire qu'aucune mangue n'avait jamais eu si bon goût, peut-être parce qu'elle était parfumée par la douceur d'une idée courageuse et le succès d'un grand travail d'équipe.

Miko, assis sur les épaules de Bopo, était le héros de l'heure. Il n'était plus seulement le petit singe aux idées bizarres. Il était Miko le Brave, le bâtisseur du pont du ciel. Il avait prouvé que parfois, les problèmes les plus grands et les plus impossibles n'ont besoin que d'une nouvelle façon de les regarder, et d'un peu de courage pour essayer.

Alors que les étoiles commençaient à apparaître dans le ciel de velours noir, Miko sentit une délicieuse et chaude somnolence l'envahir. Il avait été brave, il avait aidé ses amis et sa famille, et il avait goûté la mangue la plus douce du monde. Alors qu'il s'endormait, blotti en sécurité au milieu de sa troupe, son esprit bouillonnait déjà et pétillait de nouvelles idées pour les aventures que le lendemain apporterait sûrement.


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